L’Ouganda se dit prêt à envoyer ses soldats en Haïti dans le cadre de la lutte contre l’insécurité qui ravage le pays. Le chef de l’armée ougandaise, Muhoozi Kainerugaba, a exprimé cette volonté sur son compte X au cours du week-end.
« J’ai reçu de nombreux appels de nos frères et sœurs en Haïti. L’armée ougandaise (UPDF) est prête à se déployer là-bas. Peu importe que les Nations unies ou les États-Unis nous envoient une invitation officielle. Nous serons là et nous mettrons fin à tous les problèmes en Haïti », a-t-il écrit.
Fils du président Yoweri Museveni, M. Kainerugaba a également affirmé que ses troupes seraient en mesure de neutraliser les criminels qui font des ravages en Haïti d’ici un mois. Il a lancé un avertissement direct à l’un des chefs de gang les plus influents du pays. « Barbecue devra se rendre à nous dans les 24 heures s’il ne veut pas de Kandoya », a-t-il menacé, faisant référence à une forme de torture.
Cette déclaration survient alors que la force multinationale dirigée par le Kenya est déjà déployée en Haïti. Depuis juin 2024, plus de 600 policiers kényans sont sur place pour appuyer la Police nationale d’Haïti dans sa lutte contre les gangs armés. D’autres pays, comme la Jamaïque et le Guatemala, participent également à cette mission. Malgré ces efforts, l’insécurité continue de ravager le pays, et des discussions sont en cours au sein du Conseil de sécurité de l’ONU pour transformer cette mission en une véritable opération de maintien de la paix.