Un navire de guerre américain a été déployé ce mardi 3 février au large de Port-au-Prince, tandis que deux patrouilleurs des garde-côtes des États-Unis sont déjà dans les environs immédiats de la capitale haïtienne. Cette présence militaire survient dans un contexte de fortes tensions politiques, à l’approche du 7 février, date marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), composé de neuf membres.
Selon les informations rapportées par le journal américain Miami Herald, ce déploiement naval intervient alors que les autorités américaines ont multiplié les avertissements à l’endroit de certains membres du CPT, leur rappelant que leur mandat prendra fin à cette échéance constitutionnelle.
Selon les déclarations récentes des membres du Conseil Présidentiel de Transition, le CPT ira le 7 février 2026. Toutefois, des membres du CPT continuent à s’impliquer dans des discussions et des manœuvres liées à la transition politique, au mépris des mises en garde de l’administration américaine.
Le navire mentionné, l’USS Stockdale, est un destroyer lance-missiles de classe Arleigh Burke, faisant partie des bâtiments de guerre déployés par l’administration américaine dans la région caraïbéenne. Doté de systèmes de combat avancés, ce type de navire est conçu pour des missions polyvalentes, incluant la défense antiaérienne, la lutte de surface et la guerre antisous-marine.
Haïti se trouve aujourd’hui à un carrefour critique, alors que les acteurs politiques peinent à s’entendre sur le mode de gouvernance à adopter après le 7 février. Au moins cinq groupes distincts participent actuellement à des discussions parallèles. Certains ont déjà choisi l’option de la cour se cassation comme le clan de l’ancien Sénateur Jean Renel Sénatus. Le dévolu est jeté sur le Président de la Cour Jean Joseph Lebrun.








