À l’approche de l’échéance du 7 février, l’actualité politique reste mouvementée. Ce mercredi 4 février, des candidats aux postes de Président et de Premier ministre ont commencé à déposer leurs dossiers à l’Hôtel Montana, au terme de plusieurs journées de dialogue interhaïtien conduites sous l’égide de quatre membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), dans l’objectif affiché de dégager une issue à la crise politique.
Ces assises, organisées dans un climat de fortes attentes mais aussi de profondes divisions, ont abouti à une série de recommandations majeures. Parmi celles-ci figure la proposition de mise en place d’un nouveau Conseil présidentiel composé de trois membres : un représentant de l’actuel Conseil présidentiel de transition, un membre de la Cour de cassation et un représentant de la société civile. Ce nouvel organe serait appelé à diriger le pays de concert avec un Premier ministre, consacrant ainsi la formule d’un exécutif bicéphale.
Dans l’enceinte de l’hôtel Montana, la scène a pris des allures singulières. Des cartables jaunes, très visibles, circulaient d’un espace à un autre, remplis de curriculum vitae et de pièces administratives exigées pour les candidatures. Les membres du protocole appelaient tour à tour les prétendants aux plus hautes fonctions de l’État, dans une atmosphère qui montre davantage un processus de sélection administrative qu’un moment solennel.
Cette mise en scène n’a pas manqué de susciter de vives réactions. Plusieurs observateurs et acteurs politiques s’interrogent ouvertement sur la portée symbolique d’un tel exercice, se demandant comment des fonctions aussi prestigieuses et stratégiques pour l’avenir du pays peuvent se réduire à un défilé de dossiers dans un cadre aussi informel.








