Les États-Unis ont salué le transfert pacifique du pouvoir intervenu en Haïti à la suite de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT). Dans une note rendue publique par le Département d’État des États-Unis, Washington prend acte du passage de témoin opéré par le coordonnateur du CPT, Laurent Saint-Cyr, au profit du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, désormais à la tête de l’exécutif avec l’appui du Conseil des ministres.
Selon les autorités américaines, cette transition s’est déroulée dans le calme et le respect des principes institutionnels. Les États-Unis estiment que cette étape constitue un moment déterminant pour l’avenir politique du pays, à l’heure où la stabilité institutionnelle demeure une exigence majeure.
Washington se dit par ailleurs disposé à travailler étroitement avec le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et le Conseil des ministres autour d’une priorité partagée : la stabilisation d’Haïti. Les autorités américaines reconnaissent la lourde responsabilité qui incombe aux dirigeants haïtiens appelés à guider le pays dans ce contexte délicat, tout en soulignant l’importance des efforts portés par les Haïtiens eux-mêmes pour restaurer la stabilité, renforcer la sécurité et faire progresser les aspirations démocratiques de la population.
Dans cette déclaration, les USA rappellent que des avancées durables en Haïti reposent sur plusieurs piliers essentiels : une gouvernance responsable, une amélioration tangible des conditions de sécurité et un partenariat international soutenu, respectueux de la souveraineté nationale. Les États-Unis réaffirment ainsi leur engagement à accompagner les autorités haïtiennes, en collaboration avec les partenaires régionaux, afin de contribuer aux efforts de stabilisation du pays.
Ce soutien affiché de Washington intervient alors qu’Alix Didier Fils-Aimé concentre désormais l’ensemble des leviers de l’exécutif. Pour de nombreux observateurs, cette reconnaissance américaine confère une légitimité supplémentaire au nouveau dispositif institutionnel, tout en plaçant le chef du gouvernement face à l’urgence de résultats concrets sur les fronts sécuritaire, politique et social.








