Cuba traverse actuellement une crise énergétiques. Privée à la fois d’essence et d’électricité, l’île est pratiquement à l’arrêt, conséquence directe de la rupture de son approvisionnement en pétrole en provenance du Venezuela, sous l’effet des pressions exercées par les États-Unis. L’information est rapportée par Franceinfo ce 10 février.
Dans la capitale, La Havane, l’obtention de carburant est devenue une épreuve de longue haleine. Des files interminables se forment devant les stations-service, où les automobilistes patientent parfois des heures, dans l’espoir d’obtenir quelques litres d’essence.
Cette pénurie de carburant s’accompagne de coupures d’électricité de plus en plus fréquentes, ce qui plonge de nombreux quartiers dans le noir. Face à cette situation, les habitants sont contraints de s’éclairer à la bougie ou de recourir au bois pour se chauffer, alors même que les températures ont frôlé zéro degré la semaine dernière.
Pour tenter de limiter les déplacements et réduire la pression sur les transports publics, les autorités ont décrété une semaine de travail de quatre jours dans les administrations, favorisé le télétravail et ordonné la fermeture partielle des écoles.
Jusqu’à récemment, une grande partie du carburant consommé à Cuba provenait du Venezuela. Mais cette source s’est tarie après la décision américaine de couper cette ligne d’approvisionnement, à la suite de l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro au début du mois de janvier. Depuis, le président américain Donald Trump affiche clairement sa volonté de faire chuter le régime communiste cubain.
Face à cette pression croissante, La Havane tente d’ouvrir la voie du dialogue. « Nous sommes ouverts à la discussion avec les États-Unis. À quelles conditions ? Sans pression, car on ne dialogue pas sous pression », a affirmé le président cubain Miguel Diaz-Canel.
Au-delà de la vie quotidienne des Cubains, cette crise énergétique pourrait rapidement affecter un secteur vital pour l’économie nationale : le tourisme. Les autorités ont en effet annoncé qu’elles ne seraient bientôt plus en mesure de ravitailler en carburant les avions des compagnies aériennes internationales atterrissant sur l’île.








