Un médecin exerçant dans la province de Duarte, en République dominicaine, a été arrêté après avoir été accusé d’agression sexuelle sur une jeune femme haïtienne de 20 ans. L’information a été rapportée par le quotidien dominicain Listín Diario ce mercredi 18 février 2026.
Selon les autorités judiciaires locales, Wilber Polanco Sanz, médecin généraliste travaillant dans une policlinique de la municipalité de Las Guáranas, est visé par plusieurs plaintes pour violences sexuelles. La dernière en date concerne une jeune Haïtienne qui s’était rendue dans l’établissement pour effectuer une échographie.
D’après le témoignage recueilli par les enquêteurs, la jeune femme affirme que le médecin lui aurait introduit une sonde endovaginal dans le cadre de l’examen. Après lui avoir indiqué qu’elle n’était pas enceinte, il lui aurait expliqué qu’elle souffrait d’un problème de santé bénin nécessitant un traitement.
La plaignante soutient qu’il lui aurait ensuite demandé de se retourner sur le lit avant de l’agresser tout en lui assurant aussi qu’il s’agissait d’une procédure médicale normale. Elle affirme également avoir été menacée : le praticien lui aurait dit qu’il contacterait les services de migration si elle révélait les faits.
Après l’incident présumé, la jeune femme s’est rendue à la Police nationale dominicaine pour déposer plainte.
Selon Sandra Sierra Difó, procureure, le médecin ferait l’objet d’au moins trois autres dénonciations similaires. À la suite d’un échange d’informations entre le ministère public et les forces de l’ordre, il a été placé en détention.
Les autorités ont indiqué que des investigations approfondies sont en cours afin de consolider le dossier avant sa présentation devant la justice. Le professionnel de santé devrait être formellement inculpé dans les prochaines heures.
Interrogé sur ces accusations, Wilber Polanco Sanz a catégoriquement nié les faits. Il soutient que la jeune femme aurait mal interprété la procédure médicale, évoquant un examen gynécologique standard. Il affirme disposer d’enregistrements vidéo montrant que la patiente aurait quitté la clinique sans signe apparent de détresse.
Selon lui, il s’agirait d’une parole contre la sienne. Il a également déclaré s’être présenté au parquet pour signaler ce qu’il considère comme une diffamation.








