L’ancien Premier ministre Jean Henry Céant a annoncé ce dimanche 22 février 2026 que son parti politique, Renmen Ayiti, a officiellement signé le « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections ». L’information a été confirmée par M. Céant lui-même à travers une publication sur le réseau social X.
C’est un véritable exploit du gouvernement de Alix Didier Fils-Aimé. Beaucoup de partis politiques représentatifs au sein de la société ont déjà signé l’accord politique dénommé « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections ».
« Je confirme que, dans la cohérence de ses convictions, Renmen Ayiti a fait chorus (…) en signant le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections », a écrit l’ancien chef de gouvernement, soulignant que cette décision s’inscrit dans une logique de dialogue et de responsabilité nationale.
Selon lui, malgré « réserves et questionnements de principe », la signature du document traduit la volonté de contribuer au retour de la sécurité, de la stabilité et de la paix dans le pays. « Nous avons signé parce que nous sommes Renmen Ayiti, apôtres du dialogue. Tout moun ladan l », a-t-il ajouté.
Le « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections » rassemble des organisations politiques, économiques et sociales ainsi que des groupes de la société civile. Structuré en trente articles, le document vise à encadrer la période intérimaire ouverte après le 7 février 2026, date à laquelle la gestion du pouvoir exécutif a été transférée au Conseil des ministres présidé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Le texte s’appuie sur plusieurs références, notamment les résolutions 2793 (2025) et 2814 (2025) du Conseil de sécurité des Nations unies relatives à la Force de Répression des Gangs et au mandat du BINUH, ainsi que sur le décret électoral du 1er décembre 2025.
Il précise que le Conseil des ministres exerce le pouvoir exécutif dans l’esprit de l’article 28.1 du décret du 23 mai 2024 jusqu’à l’organisation des élections et l’installation d’autorités élues. Le Premier ministre est appelé à former un cabinet ministériel impartial et technique, composé sur la base de critères de compétence et d’éthique.
La sécurité constitue l’axe central du Pacte. Le gouvernement est chargé de renforcer la Police nationale d’Haïti et les Forces armées d’Haïti afin de rétablir l’autorité de l’État et de garantir la libre circulation sur l’ensemble du territoire. Une coopération étroite avec la Force de Répression des Gangs est également prévue.








