Le Parti Sèvite Ayisyen (PSA) maintient ses réserves sur l’organisation des prochaines élections sous le gouvernement de transition dirigé par Alix Didier Fils-Aimé. Lors de son rassemblement du 17 octobre 2026 à Saint-Michel-de-l’Attalaye, le parti a réclamé des garanties de sécurité et d’impartialité pour assurer la crédibilité du processus électoral.
« Des élections oui, mais pas de sélection ! » C’est en ces termes que le PSA a réaffirmé son opposition à un scrutin organisé dans des conditions qu’il juge défavorables à une compétition politique équitable.
Le PSA pose des conditions à l’organisation du scrutin
Dirigée par Wildeline Pierre, cette formation politique estime que la tenue d’élections ne peut être dissociée de la situation sécuritaire du pays. Elle considère également que les responsables chargés d’organiser le scrutin doivent agir avec neutralité et impartialité.
Le PSA craint notamment qu’un gouvernement de transition ayant, selon lui, des intérêts politiques propres puisse influencer le processus électoral. Il souhaite donc que les conditions nécessaires à un scrutin crédible soient réunies avant le vote.
Renforcer la sécurité et développer les activités économiques
Dans son discours, le parti a également présenté plusieurs pistes pour lutter contre l’insécurité. Il propose de renforcer les forces de sécurité et de justice, tout en améliorant les contrôles dans les ports et les aéroports afin de freiner l’entrée d’armes et de munitions.
La création d’emplois et le développement des activités économiques font aussi partie de ses propositions. Le PSA estime que l’absence de perspectives expose davantage certains jeunes au recrutement par les groupes armés. Il préconise ainsi des programmes de service civique et communautaire pour encourager leur participation à la vie collective.
Ces propositions s’inscrivent dans la vision plus large du parti, qui dénonce la corruption, les inégalités et la concentration des richesses. Pour le PSA, le renforcement de la production nationale et l’amélioration des services publics doivent accompagner le changement politique.
Des garanties institutionnelles encore à préciser
Toutefois, la formation n’a pas précisé l’ensemble des mécanismes institutionnels qu’elle souhaite mettre en place pour garantir la neutralité des organisateurs électoraux. Les conditions exactes qu’elle considère indispensables à la tenue du scrutin restent également à clarifier.
À Saint-Michel-de-l’Attalaye, le PSA a associé cette position à un appel à l’unité nationale, en référence à l’héritage de Jean-Jacques Dessalines.
Pour le parti, la fixation d’une date électorale ne suffit pas. La sécurité des citoyens et la confiance dans les institutions doivent aussi permettre au pays d’organiser un scrutin crédible.
La Rédaction
















