Une commission d’enquête parlementaire américaine a entamé, ce jeudi 26 février, une série d’auditions consacrées à l’affaire Jeffrey Epstein, en convoquant l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton. Selon des informations rapportées par BFMTV, l’ex-cheffe de la diplomatie a appelé à ce que le président républicain Donald Trump soit, lui aussi, entendu « sous serment » dans le cadre de ces investigations.
Lors de sa déclaration liminaire devant cette commission dominée par les républicains, Hillary Clinton a estimé que si l’objectif était réellement de faire toute la lumière sur les crimes d’exploitation sexuelle reprochés à Jeffrey Epstein, il conviendrait de convoquer l’actuel président des États-Unis. Elle a affirmé que la commission devrait demander à Donald Trump de « s’expliquer sous serment » au sujet de ses liens passés avec le financier américain, dont le nom apparaît à de nombreuses reprises dans le dossier.
Ll’ancienne candidate démocrate à la présidentielle a dénoncé ce qu’elle considère comme une instrumentalisation politique de l’enquête. « Trop souvent, les enquêtes parlementaires se transforment en théâtre politique partisan », a-t-elle déclaré, selon le texte de son intervention publié sur le réseau social X et relayé par BFMTV. Elle a soutenu avoir été contrainte de comparaître alors qu’elle n’aurait, selon ses propos, « aucune information susceptible d’éclairer l’enquête », y voyant une tentative de détourner l’attention des « actions du président Trump ».
Hillary Clinton a également réaffirmé n’avoir eu « aucune connaissance » des faits reprochés à Jeffrey Epstein et ne pas se souvenir de l’avoir rencontré. L’audition s’est tenue à Chappaqua, localité située au nord de New York où les époux Clinton possèdent une résidence. Son mari, l’ancien président Bill Clinton, doit être entendu par la commission le lendemain.
D’après BFMTV, Donald Trump et Bill Clinton, tous deux âgés de 79 ans, ont entretenu par le passé des relations avec Jeffrey Epstein, tout en assurant avoir rompu tout lien avec lui bien avant son décès en détention en 2019 à New York. Ils affirment également ne pas avoir eu connaissance des crimes sexuels dont le financier était accusé.







