À quelques jours de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, l’heure du bilan s’impose avec gravité.
Institué pour rétablir la sécurité et conduire le pays vers des élections crédibles, le CPT va laisser derrière lui un constat accablant.
Selon un rapport du RNDDH, son fonctionnement coûte chaque mois 93 millions de gourdes au Trésor public, soit près d’un milliard en une année, sans résultats tangibles.
Ni amélioration de la situation sécuritaire, ni avancée vers un calendrier électoral n’ont été enregistrées.
Pire encore, la crise politique s’est aggravée sous ce pouvoir de facto, tandis que le Trésor public, déjà exsangue, se trouve davantage fragilisé.
La majorité des membres du CPT est aujourd’hui indexée pour corruption et malversation, ternissant encore un peu plus la crédibilité de l’institution.
Le CPT apparaît désormais comme un véritable fiasco national, symbole d’une transition manquée et d’un profond échec de gouvernance.







