La structure La Jenès Kisa w Vle monte au créneau pour dénoncer toute initiative visant, directement ou indirectement, à maintenir l’actuel CPT sous une quelconque forme, et appelle à l’adoption rapide d’un pacte de gouvernabilité à compter du 8 février, selon un communiqué de la structure publié ce 4 février.
Cette prise de position survient à un moment où des assises politiques ont été organisées récemment à l’initiative de quatre membres du Conseil présidentiel de transition. Ces derniers avaient réuni plusieurs acteurs de la vie nationale dans le but de dégager une solution consensuelle à la crise politique et de définir une formule de gestion du pays après l’échéance constitutionnelle du 7 février.
À l’issue de ces rencontres, les participants se sont entendus sur la mise en place d’un nouveau Conseil présidentiel composé de trois membres : un représentant de l’actuel CPT, un membre de la Cour de cassation et un représentant de la société civile. Cette formule, censée assurer la continuité, est toutefois vivement contestée par La Jenès Kisa w Vle.
Dans cette prise de position, l’organisation estime que cette proposition constitue une tentative déguisée de prolongation du CPT, qu’elle juge largement décrié, illégitime et impopulaire. Selon La Jenès Kisa w Vle, toute démarche visant à maintenir, même partiellement, l’actuel Conseil présidentiel de transition revient à détourner l’esprit des accords politiques initiaux et à récompenser un échec politique et institutionnel.
La structure pense autrement et propose autre chose. LKV estime avec “conviction qu’un exécutif monocéphale doit prendre la tête de la transition à compter du 7 février 2026, conformément à l’article 28.1 du décret portant création et fonctionnement du Conseil Présidentiel de Transition (CPT)”.
“Il n’y aura aucun vide institutionnel le 7 février : le Conseil des ministres assurera la continuité de l’Etat, avec pour mandat unique et limité d’organiser des élections crédibles, inclusives et transparentes afin qu’un président élu prenne les rênes du pays le 7 février 2027”, dit la structure.
La Jenès Kisa w Vle plaide pour un “gouvernement composé de technocrates, de jeunes cadres dynamiques et compétents et de personnalités publiques crédibles, choisis sur la base de leur intégrité, de leur expertise et de leur indépendance vis-à-vis des clans politiques traditionnels”.
“Ce gouvernement technique et ouvert à la jeunesse devra rendre des comptes à des instances de contrôle renforcées, s’interdire toute manœuvre de prolongation de mandat et concentrer toute son action sur la préparation du retour à l’ordre constitutionnel par les urnes, afin que la transition cesse d’être un métier et redevienne un passage bref vers la souveraineté populaire”, ajoute la structure.
La Jenès Kisa w Vle plaide pour un pacte de gouvernabilité clair et inclusif dès le 8 février, fondé sur une rupture nette avec les arrangements transitoires jugés inefficaces. Elle appelle l’ensemble des forces politiques et sociales à faire preuve de responsabilité et de courage politique afin de dégager une solution crédible, consensuelle et conforme aux attentes légitimes de la population.







