Les États-Unis, en coordination avec Israël, ont lancé samedi 28 février des frappes militaires contre l’Iran. Selon des informations rapportées par Franceinfo, des explosions ont été entendues dans plusieurs villes iraniennes, tandis que les autorités américaines et israéliennes ont confirmé l’opération.
Depuis sa résidence de Palm Beach, en Floride, le président américain Donald Trump a affirmé que l’objectif de Washington était « d’éliminer des menaces imminentes » émanant du régime iranien. Il a également déclaré que « l’heure de votre liberté est à portée de main », dans une adresse aux Iraniens. De son côté, Israël a indiqué avoir mené une « frappe préventive » destinée à « éliminer les menaces pesant » sur l’État hébreu.
D’après l’agence de presse iranienne Isna, des explosions ont été signalées à Téhéran, y compris dans le quartier Pasteur, où se trouvent la résidence du guide suprême et la présidence. Des frappes auraient également touché les villes d’Ispahan, de Qom, de Karaj et de Kermanshah, selon la presse iranienne. Le porte-parole du ministère iranien de la Santé, cité par l’agence officielle Irna, a indiqué que des ambulances ont été déployées dans le centre de Téhéran et que les hôpitaux ont été placés en état d’alerte.
Cette intervention survient après plusieurs semaines de tensions croissantes. De nouvelles crispations étaient apparues à la suite de la répression, en janvier, d’un vaste mouvement de contestation en Iran. Donald Trump avait alors promis d’apporter son soutien aux manifestants.
Jusqu’ici, Washington avait privilégié la voie diplomatique, tout en renforçant sa présence militaire dans la région, notamment par le déploiement d’une importante force aéronavale dans le Golfe et l’envoi en Méditerranée du porte-avions Gerald Ford. Toutefois, le président américain s’était déclaré insatisfait des négociations engagées début février, malgré les « progrès » évoqués par le médiateur omanais.








