La nomination de Sandra Paulemon à la tête du Ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE) marque l’arrivée d’une gestionnaire au profil technocratique et international dans l’appareil gouvernemental haïtien.
Forte d’un parcours académique et professionnel construit entre Haïti et les États-Unis, la nouvelle ministre entend placer la rigueur, la planification stratégique et la mobilisation des ressources au cœur de son action.
Dotée de plus de quinze ans d’expérience dans les domaines de la finance, des politiques publiques et de la gouvernance institutionnelle, Sandra Paulemon s’est progressivement imposée comme une spécialiste des stratégies de développement et de la gestion des partenariats.
Son parcours reflète une double compétence : la maîtrise des mécanismes financiers et une connaissance approfondie du fonctionnement des institutions publiques.
Sur le plan académique, la nouvelle ministre possède un MBA en finance obtenu à l’University of Phoenix ainsi qu’une maîtrise en relations internationales de Liberty University. Elle poursuit actuellement un doctorat en politiques publiques. À ces diplômes s’ajoutent plusieurs certifications délivrées par des institutions de renom telles que Yale University, Columbia University et University of Michigan.
Son parcours universitaire témoigne d’un intérêt constant pour les questions de gouvernance, de politiques sociales et d’innovation institutionnelle.
Avant son entrée au gouvernement, Sandra Paulemon a évolué au croisement du secteur financier et du conseil stratégique.
Aux États-Unis, elle a occupé plusieurs fonctions au sein d’importantes compagnies d’assurance et de services financiers, notamment Guardian Life Insurance Company of America, New York Life Insurance Company et MassMutual.
Dans ces institutions, elle s’est spécialisée dans la planification financière, la gestion de patrimoine et les stratégies d’investissement.
Parallèlement à cette carrière dans la finance, elle a maintenu un engagement marqué dans la gouvernance publique en Haïti. Elle a notamment travaillé comme chargée de mission à l’Office National d’Assurance-Vieillesse (ONA), où elle a contribué à la mise en œuvre de projets visant à améliorer l’efficacité institutionnelle et les politiques sociales. Elle a également collaboré avec l’Autorité Aéroportuaire Nationale comme consultante stratégique et avec la Chambre des Députés d’Haïti dans le domaine de la communication institutionnelle.
Entre 2021 et 2024, Sandra Paulemon a par ailleurs conseillé la Présidence de la République d’Haïti sur des questions de communication stratégique et de relations avec les médias, renforçant son expérience dans la gestion des politiques publiques et des crises institutionnelles.
Entrepreneure, elle est également fondatrice du cabinet SPA Financial Group et de l’Academy of Governance and Public Policy for Sustainable Development, une initiative dédiée à la formation de leaders et à la promotion de la transparence dans la gestion publique.
Polyglotte — maîtrisant le créole, le français et l’anglais — Sandra Paulemon est reconnue pour ses compétences en négociation internationale, en mobilisation de financements et en coordination de partenariats publics-privés. Des atouts qu’elle entend mettre au service de la planification du développement national.
Lors de son installation officielle, en présence du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, la nouvelle ministre an exposé sa vision pour le MPCE.
Elle souhaite transformer l’institution en véritable centre nerveux de l’action gouvernementale, capable de traduire les orientations politiques en projets concrets et en résultats mesurables.
Dans cette perspective, Sandra Paulemon a annoncé que les cent premiers jours de sa gestion s’articuleront autour de trois priorités : stabiliser l’État, organiser l’action publique et accélérer l’exécution des projets de développement. Elle prévoit notamment la mise en place d’un cabinet technique opérationnel, la réalisation d’un audit rapide du portefeuille de projets publics afin d’identifier les fonds non utilisés et les blocages administratifs, ainsi que la création d’un tableau de bord gouvernemental partagé avec la Primature.
La nouvelle ministre a également insisté sur la nécessité de renforcer la coordination de l’aide internationale et de développer une « diplomatie financière offensive » visant à mobiliser davantage de ressources pour les projets structurants.
Rendant hommage à son prédécesseur, Ketleen Florestal, Sandra Paulemon a conclu en appelant les cadres du ministère à privilégier l’efficacité et les résultats.
« Nous n’avons pas le luxe du temps. Nous avons l’obligation des résultats », a-t-elle déclaré, affirmant sa volonté de faire du MPCE un pilier central de la relance économique et institutionnelle d’Haïti.








