La Police nationale d’Haïti (PNH) s’apprête à recevoir un important renforcement logistique. Après la livraison récente de dix véhicules blindés, le Canada prévoit de fournir, dans les prochaines semaines, une centaine de véhicules de patrouille non blindés destinés à soutenir les opérations sur le terrain. L’annonce a été faite le vendredi 27 février 2026 par l’ambassadeur du Canada en Haïti, André François Giroux, dans des déclarations rapportées par Le Nouvelliste.
« Nous avons dans le pipeline une centaine de véhicules additionnels qui vont servir à effectuer des patrouilles. C’est en cours de livraison dans les semaines à venir », a précisé le diplomate canadien. Selon André François Giroux, ces véhicules permettront à la PNH « d’occuper davantage le territoire ». Il a souligné que les unités policières en régions seront les principales bénéficiaires de cette livraison, afin de poursuivre les patrouilles et d’assurer une meilleure couverture du territoire national.
L’ambassadeur a également tenu à replacer cette contribution dans une dynamique plus large de soutien continu du Canada aux forces de sécurité haïtiennes. « Les 10 blindés, ils sont impressionnants, mais c’est une vignette sur une contribution en équipement que le Canada fait depuis maintenant deux à trois ans », a-t-il déclaré.
D’après le diplomate, le bilan de l’appui canadien dépasse les 300 véhicules et motocyclettes livrés à travers des programmes bilatéraux. À cela s’ajoutent les dix blindés destinés au transport de troupes, ainsi que des centaines de pièces de rechange essentielles au maintien en service des équipements. « Un blindé, ça peut tomber en panne. Donc, ça ne concerne pas que les blindés, il y a aussi les pièces », a-t-il expliqué.
Le soutien ne se limite pas aux moyens de transport. Plusieurs centaines d’équipements de protection individuelle ont été fournis, de même que 1 200 radios à fréquence contrôlée pour améliorer la communication entre unités. Des milliers de trousses de premiers soins tactiques ont également été distribuées, accompagnées de formations spécialisées. « On veut s’assurer que pendant des opérations à haut risque, les policiers sont équipés pour venir prendre soin de leurs collègues dans des situations critiques », a détaillé l’ambassadeur.







