Le Département d’État américain maintient Haïti au niveau d’alerte maximal (niveau 4) et exhorte les citoyens américains à ne pas se rendre dans le pays en raison des risques liés à la criminalité, aux enlèvements, au terrorisme, aux troubles civils et aux capacités très limitées du système de santé.
Au-delà de cette recommandation de ne pas voyager en Haïti, les autorités américaines demandent aux personnes qui décideraient malgré tout de s’y rendre de prendre une série de précautions exceptionnelles. Parmi celles-ci figurent la rédaction d’un testament, la désignation d’un mandataire, la souscription d’une assurance couvrant une éventuelle évacuation médicale, ainsi que l’élaboration d’un plan de communication avec leurs proches.
Le Département d’État recommande également aux voyageurs se rendant dans des zones considérées comme à très haut risque de laisser un échantillon de leur ADN auprès de leur médecin et de remettre leurs dossiers dentaires à leur famille. Selon les autorités américaines, ces mesures visent à faciliter l’identification d’une personne en cas de décès dans des circonstances tragiques.
Les recommandations évoquent aussi le risque d’enlèvement. Les autorités américaines invitent leurs ressortissants à désigner un interlocuteur unique au sein de leur famille et à mettre en place un « protocole de preuve de vie », permettant à leurs proches de vérifier leur identité en cas de prise d’otage.
Dans son avis aux voyageurs, mis à jour le 10 juillet 2026, le Département d’État souligne que le gouvernement américain dispose d’une capacité « extrêmement limitée » pour porter assistance à ses citoyens en Haïti. Les déplacements des employés de l’ambassade sont fortement restreints pour des raisons de sécurité, tandis que les infrastructures médicales du pays sont jugées insuffisantes pour faire face à de nombreuses situations d’urgence.
Ces recommandations illustrent le niveau de risque que Washington attribue actuellement à Haïti. Bien qu’elles s’appliquent également à d’autres destinations classées à très haut risque à travers le monde, leur inclusion dans l’avis consacré à Haïti témoigne de la gravité de l’évaluation sécuritaire réalisée par les autorités américaines.
Jacky Chéry







