L’attentat sanglant qui a secoué Mirebalais ce lundi 31 Mars 2025 n’est ni une surprise ni un fait isolé. Il est la conséquence directe d’une décision irréfléchie du gouvernement haïtien, qui a une fois de plus démontré son incompétence en matière de gestion de la sécurité. En demandant à la République dominicaine de bloquer le transit de marchandises appartenant à des commerçants haïtiens, sous prétexte de lutter contre la contrebande d’armes, le gouvernement pensait frapper un grand coup. En réalité, il n’a fait qu’accélérer le chaos.
En effet, hiet dans la matinée, Mirebalais a été pris d’assaut par quelque 200 bandits armés. Suréquipés, organisés et méthodiques, ils ont fait des ravages avec une facilité déconcertante. Pourquoi ? Parce que l’Etat haïtien, en coupant l’une des principales routes de contrebande, a tout simplement obligé les trafiquants à revoir leurs stratégies. Mais contrairement au gouvernement, les trafiquants s’adaptent rapidement. Et lorsque leurs opérations sont perturbées, ils ripostent avec la seule arme qu’ils connaissent : la violence.
Un pays devenu une plaque tournante du crime organisé
Loin d’être une simple crise nationale, la situation haïtienne s’inscrit dans un réseau criminel international. Haïti est aujourd’hui une plaque tournante du trafic de drogue et d’armes au cœur des Caraïbes. La cocaïne en provenance de Colombie entre par le Grand Sud, traverse Croix-des-Bouquets, Mirebalais et Belladère avant d’entrer en République dominicaine et d’atteindre Miami. La même route est empruntée en sens inverse pour acheminer des armes vers Haïti, alimentant ainsi les gangs qui font aujourd’hui la loi dans le pays.
Cette route du crime est connue de tous : services de renseignement internationaux, organisations non gouvernementales et, surtout, autorités haïtiennes elles-mêmes. Mais que font-elles ? Elles ne font rien. Elles laissent faire, par impuissance ou par complicité. Pendant ce temps, les gangs prospèrent, s’équipent mieux que la police nationale et imposent leur règne dans le sang.
Des décisions absurdes aux conséquences mortelles
La décision du gouvernement haïtien d’empêcher les commerçants locaux de transiter par la République dominicaine illustre parfaitement cette gestion catastrophique. Au lieu de s’attaquer aux vrais coupables, de renforcer la surveillance des frontières et de démanteler les réseaux criminels, le gouvernement a choisi la facilité : pénaliser les commerçants honnêtes, affaiblir davantage l’économie locale et provoquer une réaction explosive des gangs.
Ce n’est pas la première fois que l’État agit de la sorte. Chaque décision prise semble aggraver la situation. Renforcer la présence policière dans une zone ? Les gangs se déplacent ailleurs. Tenter de couper un réseau de contrebande ? Un autre émerge immédiatement. Haïti est pris dans une spirale de violence où chaque action du gouvernement, au lieu de résoudre les problèmes, ne fait que les aggraver.
Un pays qui s’effondre sous les yeux de ses dirigeants
Il est grand temps de regarder la vérité en face : l’État haïtien est dépassé, impuissant et irresponsable. Pire encore, il est complice de sa propre destruction. Comment expliquer que des armes de guerre circulent librement dans le pays alors que la police manque de munitions ? Comment justifier que les routes du crime soient connues de tous, mais que rien ne soit fait pour les démanteler ? La réponse est simple : Haïti est aujourd’hui gouvernée par la corruption, l’incompétence et l’inaction.
Mirebalais n’est qu’un avant-goût de ce qui attend le reste du pays si rien ne change. Aujourd’hui, c’est cette ville qui brûle. Demain, ce sera une autre. Et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien d’Haïti à défendre.