La participation de personnalités visées par des sanctions internationales aux prochaines élections en Haïti suscite des préoccupations au sein de la communauté internationale. Le Canada et l’Union européenne ont tous deux pris position sur la question, mettant en garde contre les conséquences possibles de ces candidatures sur la confiance des électeurs et la crédibilité du scrutin.
Dans une déclaration publiée ce vendredi 30 octobre, le gouvernement canadien dit s’inquiéter de la présence de personnes sanctionnées dans la course électorale. Selon Ottawa, leur participation pourrait fragiliser la confiance du public dans le processus et compromettre les efforts engagés pour rétablir une gouvernance démocratique en Haïti.
Le Canada rappelle que ses sanctions visent notamment des personnalités impliquées dans la corruption, les violences, les violations des droits humains et la déstabilisation du pays. Il appelle les autorités haïtiennes, particulièrement le Conseil électoral provisoire (CEP), à veiller à l’application stricte des lois et règlements électoraux.
Le CEP face à une question sensible
La déclaration canadienne intervient au lendemain d’une prise de position de l’Union européenne. Le jeudi 29 octobre, la délégation de l’UE en Haïti avait également demandé que les sanctions internationales soient prises en compte dans le processus électoral.
Pour les Européens, le respect de ces mesures constitue un élément important pour préserver l’intégrité et la crédibilité des prochaines élections. L’organisation a, par ailleurs, réaffirmé son soutien à la tenue d’un scrutin libre, transparent et démocratique.
Dans sa déclaration, l’Union européenne a également salué la prolongation du mandat de la Force de Répression des Gangs (FRG) jusqu’au 31 mars 2027. Elle a renouvelé son appui à la Police Nationale d’Haïti (PNH) dans ses efforts contre l’insécurité.
À travers leurs déclarations, Ottawa et Bruxelles attirent l’attention sur la place des personnalités sanctionnées dans le processus électoral. Le CEP devra notamment veiller à l’application du cadre légal et aux conditions d’éligibilité des candidats, alors que la confiance du public demeure inconditionnelle pour la tenue des prochaines joutes.
La Rédaction















