Le Conseil électoral provisoire (CEP) entend apporter des changements en profondeur à la réglementation électorale. Lors de la présentation du nouveau décret électoral, son président, Jacques Desrosiers, a dévoilé une série de dispositions visant, selon l’institution, à rendre les prochaines élections plus transparentes et plus crédibles.
L’une des mesures les plus importantes concerne les personnes faisant l’objet de sanctions des Nations unies. Ces personnes ne pourront pas se présenter aux prochaines élections. Selon le président du CEP, cette décision s’inscrit dans le cadre d’un effort visant à protéger l’intégrité du processus électoral et à renforcer la confiance du public envers les futurs élus.
Le décret introduit également des changements organisationnels. Des centres de dépouillement seront désormais mis en place dans chaque département afin de limiter la centralisation des opérations à Port-au-Prince. Cette nouvelle approche devrait accélérer le dépouillement des résultats et réduire les difficultés liées au transport des registres et du matériel électoral.
Les partis politiques devront également se conformer à de nouvelles exigences. Même les partis déjà reconnus devront prouver qu’ils comptent au moins 30 000 membres avant de pouvoir présenter des candidats. Enfin, le décret prévoit un recours accru à la technologie dans l’administration des élections, une mesure que le CEP présente comme un pas vers une gestion électorale plus moderne et plus efficace.
~ Mackendy Filderice







