Six jours après la disparition de quatre militaires salvadoriens à Santo, dans la commune de Croix-des-Bouquets, l’affaire reste entourée d’incertitudes. La découverte de quatre corps calcinés, annoncée le samedi 24 octobre 2026 par le New York Times, a ouvert une nouvelle piste. Mais leur identité demeure inconnue, le président salvadorien Nayib Bukele ayant affirmé que les restes retrouvés ne sont pas ceux de ses hommes.
Selon le quotidien américain, les dépouilles ont été récupérées par l’organisation humanitaire Hero Client Rescue, avant d’être transportées à l’aéroport international pour être remises à une équipe militaire salvadorienne. Scott Reece, responsable de cette organisation et ancien responsable de la sécurité au département d’État américain, a confirmé l’intervention auprès du journal.
Les corps, gravement brûlés, nécessitent des examens médico-légaux pour permettre leur identification. Pour l’heure, aucun élément public ne permet d’établir un lien formel entre les dépouilles et les quatre militaires recherchés depuis le 18 octobre dernier.
Nayib Bukele rejette l’hypothèse
Dans un message publié sur son compte X quelques heures après l’article du samedi 24 octobre, le président salvadorien a catégoriquement rejeté l’hypothèse selon laquelle les corps seraient ceux de ses compatriotes.
« Ce ne sont pas nos hommes », a-t-il déclaré, évoquant des caractéristiques physiques qui, selon lui, ne correspondent pas aux quatre techniciens militaires disparus. Il a également mentionné la présence d’éléments d’uniformes appartenant à une autre armée et de pièces d’identité provenant d’autres pays.
Les quatre disparus sont des techniciens militaires affectés à une unité d’hélicoptères. Ils ont été portés disparus après une attaque survenue le 18 octobre à Santo, alors qu’ils regagnaient leur campement. Leur véhicule blindé a ensuite été retrouvé incendié.
La FRG attend de pouvoir confirmer les identités
Dans un communiqué publié ce dimanche 25 octobre, la Force de répression des gangs (FRG) a indiqué avoir reçu, par l’intermédiaire d’une organisation humanitaire, des dépouilles susceptibles d’être celles des quatre militaires disparus. Elle a toutefois précisé ne pas être en mesure de confirmer leur identité.
La force a assuré que les recherches se poursuivaient afin de retrouver les militaires et d’établir les circonstances de leur disparition. Son représentant spécial, Jack Christides, a adressé ses pensées aux familles, aux frères d’armes des disparus ainsi qu’au gouvernement et au peuple salvadoriens.
La FRG a également clarifié la circulation, sur les réseaux sociaux, d’images d’une carte d’identité militaire tchadienne. Selon son communiqué, cette carte appartient à un membre du contingent tchadien qui l’aurait perdue pendant les recherches. Le soldat a depuis été retrouvé et se trouve au sein de son unité.
En attendant les résultats des vérifications, plusieurs questions restent sans réponse : où se trouvent les quatre militaires disparus, à qui appartiennent les corps récupérés et que s’est-il réellement passé à Santo ? Toutefois, les dépouilles retrouvées ne permettent pas de clore les recherches.
La Rédaction
















