Le président salvadorien Nayib Bukele menace de renforcer les opérations militaires en Haïti si les quatre ressortissants de son pays portés disparus ne sont pas retrouvés sains et saufs. Dans un message publié en créole sur son compte X, mercredi 21 octobre 2026, il a exigé leur libération et averti les gangs des conséquences possibles.
« Remèt nou kat konpatriyòt nou yo vivan, san okenn mal », a écrit le chef de l’État. Il affirme avoir lancé une opération militaire pour retrouver ses compatriotes, présentés comme des techniciens aéronautiques chargés notamment des évacuations médicales.
Selon Nayib Bukele, les quatre hommes ont été enlevés alors qu’ils revenaient de faire des courses. Il prévient que la riposte pourrait s’intensifier s’ils ne sont pas libérés vivants. Le président évoque également la lutte menée contre les gangs au Salvador, affirmant que son pays pourrait reproduire cette expérience en Haïti.
Quatre Salvadoriens portés disparus depuis le 18 octobre
Les quatre Salvadoriens sont portés disparus depuis le 18 octobre dernier. Selon les informations rapportées, ils auraient été pris dans une attaque à Santo, dans la commune de Croix-des-Bouquets, alors qu’ils circulaient à bord d’un véhicule blindé. Celui-ci aurait été visé par des tirs et des explosifs avant de prendre feu.
Les disparus sont présentés comme des membres de la Force de Répression des Gangs (FRG), connue sous le sigle anglais GSF, déployée en Haïti pour appuyer la lutte contre les groupes armés. Approuvée par le Conseil de sécurité de l’ONU, la Force de Répression des Gangs a pour mission de mener des opérations ciblées contre les groupes armés, de sécuriser les axes stratégiques et de protéger les civils en Haïti. Son mandat a été prolongé jusqu’au 31 mars 2027.
Une force autorisée à compter jusqu’à 5 500 membres
Autorisée à compter jusqu’à 5 500 membres, elle regroupe actuellement plus de 2 000 militaires, notamment du Tchad, du Salvador, du Bangladesh, du Guatemala, de Mongolie et du Sri Lanka. Nayib Bukele appelle les ravisseurs présumés à libérer les techniciens sans leur faire de mal. Il affirme vouloir éviter une escalade.
La Rédaction















